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Scorpions + Electric Ducks - Le Dome - Marseille - 30/11/2012

Écrit par Phantasm le .

 
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 Groupe : Scorpions + Electric Ducks
 Date : 29 Novembre
 Annee : 2012
 Pays : France
 Ville : Marseille
 Pays : France
 Lieu : Dome
 Note : 8/10
 
 
 
 LE SHOW

1ere partie Electric Ducks : 

Alors que le public est encore peu nombreux, les Electric Ducks viennent nous envoyer une petite décharge afin de nous réchauffer. Leur hard rock, à la frontière de l’AC/DC, avec un chant plus proche du David Cloverdale (Whitesnake, ex-Deep Purple) que du Brian Johnson (AC/DC) et leur incroyable énergie sur scène a conquis le public qui se fait de plus en plus nombreux. Sur la dernière chanson d’un set trop court (30 mins seulement), Yannick, le guitariste disparaît pour revenir simplement vêtu d’ailes d’anges et d’une auréole (et c’est tout). Rassurez-vous, la guitare cachait le reste !  

Le concert complet d'Electric Ducks :  

C’est sur cette touche d’humour que s’arrête l’excellent, mais court, concert des Ducks pour se préparer aux géants venus d’Allemagne. En espérant que le concert soit plus convainquant que celui du Wacken 2012.

Tête d’Affiche The Scorpions : 

Après un temps d’attente correct, le public se concentre sur la scène pour admirer les arachnides allemands. Le show démarre, comme toutes les autres dates de la tournée, par un "Sting In The Tail" qui n’a pas rencontré un franc succès dans la foule. Peu de gens bougeaient, encore moins chantaient. A croire que le dernier album des Scorpions est passé directement du magasin à la bibliothèque de CD sans passer par la case lecteur. Espérant que cette mentalité de « je regarde un concert, je ne le vis pas » ne survive pas tout le concert, on est pour l’instant anxieux de ce que va donner la suite du show…

Mais on est vite rassurer, sur la seconde chanson : "Make It Real", le public est déjà plus réactif. Et cette réactivité sera plus ou moins constante sur tout le concert. Les gens bougent, mais il n’y a pas une ambiance de fou.
La scène est impressionnante. Une longue avancée sur le public permet aux musiciens une très grande mobilité et leur permet de se rapprocher du public. James Kottak trône avec sa batterie au milieu et en hauteur, tel une princesse dans son château.
Niveau décor, trois écrans géants illustrent les chansons par des vidéos plus ou moins psychés selon les chansons. Ou simplement les images du groupe en train de jouer avec des effets de couleur. Les lumières quand à elles sont très variées et nous en mettent plein la vue, parfois un peu trop ! Et pour une fois, le son du Dôme est bon ! (nda, les marseillais savent de quoi je parle)
La setlist reste la même que sur toute la tournée, beaucoup de gros classiques des années 80, quelques nouveautés et, SURPRISE, un morceau de la période Uli Jon Roth ! En effet, le groupe a décidé de nous/se faire plaisir en jouant "We’ll Burn The Sky". N’ayant malheureusement pas réussi à brûler les poutres du Dôme, la chanson aura au moins réussi à mettre le feu au public !
De suite après cette montée d’adrénaline, le public enchaîne 3 ballades, ils commencent avec "The Best Is Yet To Come", puis "Send Me An Angel" afin de finir sur "Holidays". Et même si les ballades mielleuses de Scorpions n’ont rien à envier à personnes, c’est en live qu’elles prennent toute leur importance. L’émotion dégagée par un Klaus Meine qui fait chanter au public le refrain de "Send Me An Angel" reste un des moments les plus forts du concert. Pour ces ballades, tout le groupe s’est avancé sur le prolongement de la scène. Même James Kottak est descendu de son piédestal pour venir saluer le public, balancer quelques baguettes et des médiators.
Encore tout abasourdi par ces ballades, les allemands nous renvoient une bonne claque pour nous réveiller avec "Raised On Rock". Là encore, le public reste actif, mais moins que sur les autres chansons. De rapides coups d’œil sur les gradins nous apprennent que derrière personne ne bouge. Tout le monde est assis…

Toutefois on les comprend un peu, car par moment, le concert tourne en longueur, certaines chansons semblent identiques et une certaine monotonie s’installe : on bouge la tête sur les couplets, on chante les refrains, on headbang sur les solos... Les seuls gros changements sont les guitares. Rudolf nous montre sa panoplie de Flying V. Entre la Mercedes Benz, la Ferrari, la bleue avec des dessins rigolos, la noire et blanche ou l’acoustique, on peut dire que le bonhomme à de quoi jouer !
Après quelques morceaux, le groupe disparaît et la batterie de Kottak commence à s’élever dans les airs ! C’est son moment de gloire : "Kottak Attak". Solo très impressionnant et sympathique. Les écrans géants derrière lui présentent le batteur dans diverses situations qui rappellent les pochettes d’albums du groupe. Le solo est ainsi rythmé par les écrans et le public ne doit pas simplement subir des « Poum Tchak Poum Tchak Tagadagadagada Boum Boum » pendant 5 minutes. Le solo sert d’intro à "Blackout" pour l’occasion, Rudolf Schenker a mis un masque de l’homme sur la pochette de l’album éponyme. Aussitôt la chanson finie, c’est au tour de Matthias Jabs de faire son solo. Beaucoup moins impressionnant que celui de son confrère, il reste tout de même amusant d’entendre la guitare du soliste crier ou imiter le bruit d’un moteur de voiture. Le solo se termine sur une longue note qui a durée bien 1 minute (montre en main), cette note est montée dans un tel niveau de distorsion qu’on s’attendait à entendre un ampli exploser en backstage. 

Le groupe disparaît ensuite après un "Big City Night" qui semble un peu expédié à la va-vite. Mais c’est pour mieux revenir après une petite attente pour nous interpréter les trois plus gros classiques du groupe : "Still Lovin’ You", indémodable et magnifique, mais qui n’est rien comparée à "Wind Of Change" qui reste pour nous le plus beau moment du concert. Les écrans montrent des images de la chute du mur de Berlin, et c’est grâce à ces illustrations que la chanson prend toute son importance. On ressent, en quelques secondes toute l’émotion que peut dégager cette ballade et le contexte dans lequel elle a été écrite. C’est une chanson qui a du faire froid dans le dos à beaucoup de monde. 

Mais Scorpions n’est pas là pour te faire pleurer ! Ils sont là pour te rappeler qu’ils sont le plus grand groupe allemand du siècle dernier et qu’ils sont là pour te faire vibrer, comme un ouragan ! C’est sur cette dernière chanson qui nous renvoie un petit pic d’adrénaline que se termine ce concert qui n’est pas totalement parfait. Nous laisse tout de même sur une bonne impression. Et nous montre que, même à 65 ans, les Scorpions restent plus fort que toi ! 

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13 minutes du concert de Scorpions :  

 
 AU FINAL
 MOMENT FORT : Les ballades, en particulier Wind Of Change.
Les solos de Kottak et Jabs.
Les guitares de Rudolf Schenker.
 MOMENT BOF : Le show trop court des Electric Ducks.
 SON : Pour une fois, il était excellent ! (pour le Dome ndrc)
 LIGHTSHOW : Magnifique ! Les écrans illustraient parfaitement les chansons et même si certains éclairages nous éblouissaient parfois, l’ensemble restait beau
 PUBLIC : Plutôt en forme dans la fosse, assis et statique dans les gradins.